

La loi n° 2014-617 du 13 juin 2014, dite « loi Eckert » du nom de son instigateur, Christian Eckert, alors secrétaire d’Etat au Budget, est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Elle concerne les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance-vie tombés en déshérence, vise à améliorer la recherche de leurs bénéficiaires et fixe un cadre légal au déblocage des fonds dormants.
Elle impose aujourd’hui aux banques et aux assurances de clôturer les comptes bancaires et les contrats d’assurance-vie trop anciens et de rechercher leurs bénéficiaires.
Par la loi Eckert, des règles précises sur la gestion des sommes dormantes et des modalités de restitution de ces dernières à leurs titulaires ont été établies par l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution), adossée à la Banque de France, qui entend bien les faire respecter.
Quelques chiffres :
Si la loi Eckert et les dispositifs légaux suivants (loi Sapin II en 2016) jouent leur rôle de protection des épargnants, l’ACPR, dans ses rapports annuels tire la sonnette d’alarme et suit de près certains organismes dont les actions lui semblent insuffisantes. Elle retient notamment :
L’ACPR, par ses contrôles réguliers, a mis en lumière d’importants stocks de contrats souscrits dans le cadre des entreprises, non encore liquidés :
Pour pallier à ces défaillances, l’ACPR préconise l’instauration de meilleures actions des organismes pour identifier les assurés dont les prestations n’ont pas été liquidées (sécuriser les données existantes internes et mieux exploiter les bases de données publiques) et le développement d’une véritable politique de traitement des données tout au long de la vie du salarié, en s’appuyant notamment sur la Déclaration Sociale Nominative (DSN).
Un véritable challenge pour les établissements financiers !
Pour vous accompagner dans les démarches découlant de la loi Eckert, l’équipe Détecnet, composée d’experts en investigation, a mis en place de nombreuses prestations spécifiques à la déshérence et se tient à votre disposition pour toute question.